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Message par Richter Dim 24 Avr 2022 - 14:37

Excellent ce Plok, j'avais beaucoup aimé. Dommage qu'il soit gâché par l'absence de mots de passe, même en s'accrochant c'est très compliqué d'en voir le bout. Les musiques sont incroyables.

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Message par shadowfox Dim 24 Avr 2022 - 21:36

anzymus a écrit:La vraie bonne méthode serait d'uploader les images sur le forum. Mais ça te prendrait un temps fou et il faudrait que tu le fasses sur chaque forum où tu postes.

En vrai, si l'hébergeur nous lâche (ce qui est déjà arrivé dans l'histoire des forums) on peut qd mm se faire avoir.

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Message par kurush Lun 25 Avr 2022 - 14:00

James Pond II: Codename RoboCod (MD) 24.04.2022

Développé par Vectordean (avec Chris Sorrell aux commandes) et édité par Electronic Arts, James Pond 2 sort sur Mega Drive (et sur à peu près toutes les consoles de l'époque) au tout début de l'année 1992, quelques mois après les versions Amiga et Atari ST. Trilogie sur MD, ce 2ème opus est considéré à juste titre comme le meilleur de la série. Bizarrement, c'est le seul à avoir atterri sur le territoire nippon, les éditeurs japonais préférant sans doute ne pas prendre le risque de sortir un europlatformer sur leur marché...

Le soft vous place aux commandes de James Pond, un agent secret qui se trouve être aussi un poisson rouge (???).  Vous allez devoir déjouer les plans de l'infâme Docteur Maybe, qui s'est emparé de l'usine à jouets du Père Noël située au beau milieu de l'Arctique pour empêcher la livraison des cadeaux en cette veille de Noël. Vous devrez également désactiver des pingouins piégés à travers les différents ateliers de conception de jouets.

James Pond 2 s'amuse à parodier quelques grands classiques du cinéma, l'agent 007 en tête bien sûr mais aussi Robocop (comme le sous-titre du jeu le laisse à penser). D'ailleurs, dans l'introduction, vous pourrez entendre le célèbre thème musical du robot-flic de Detroit...

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James Pond 2 est l'un des premiers jeux commerciaux à bénéficier d'un placement de produits, aux côtés de Zool et ses fameuses Chupa Chups. Ici, ce sont les biscuits Penguin de la marque anglaise McVitie's qui sont mis à l'honneur.

En pratique, vous vous baladez dans une sorte de hub central (la fabrique à jouets du Père Noël) et débloquez un à un les différents mondes qui se cachent derrière chaque porte. A chaque monde correspond un atelier spécifique avec une thématique bien précise : articles de sport, peluches, sucreries et confiseries, voiturettes et petits trains, salles de bain (avec quelques passages aquatiques), jeux de cartes et jeux d'échec, instruments de musique (vous allez même pouvoir sauter de partition en partition !) pour finir sur le thème du cirque. Au total ce sont 13 mondes qui vous attendent : 9 correspondant à des fabriques de cadeaux et 4 à des combats contre des boss (un ours en peluche maléfique, une grosse voiture énervée, une Dame de Coeur lévitant dans les airs et vous attaquant à coup de cartes à jouer, et enfin un gros bonhomme de neige en guise de boss final).

Les graphismes étaient une franche réussite pour l'époque, avec une résolution élevée (bien meilleure que celle de la version SNES soit dit en passant, renommée Super James Pond II pour l'occasion). Les tableaux sont nombreux et colorés, dans le plus pur style micro. On pourra malgré tout reprocher aux arrière-plans qu'ils n'ont ni queue ni tête. Ils sont en général constitués d'un fond noir et d'un ou plusieurs motifs répétés à l'infini. Le ton sur ton peut parfois un peu nuire à la visibilité... De rares ralentissements sont à signaler, lors d'un stage où vous devez vous frayer un chemin entre des lanceurs de missile par exemple. L'animation est sans faille et souvent poilante, notamment James Pond qui utilise ses nageoires caudales à la manière de pieds humains.

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Côté gameplay, vous pouvez sauter sur le crâne des ennemis ou bien encore vous recroqueviller sur vous-même (notamment en plein saut) pour leur infliger des dégâts. Mais le principal ajout de cette suite réside dans le robo-combi, qui vous permet d'évoluer sur la terre ferme (là où le premier opus se déroulait intégralement dans l'eau) mais aussi et surtout de vous étirer indéfiniment dans les airs par simple pression du bouton A... Dhalsim peut aller se rhabiller ! Grâce à cette spécificité, James Pond 2 peut atteindre des endroits très en hauteur puisqu'il s'agrippe à n'importe quel objet physique (saut les caisses renfermant des items). Il peut s'étirer jusqu’à ce qu’il soit touché par un ennemi ou bien qu'il atteigne le plafond. Mine de rien, cette feature permet de repenser le level design en profondeur, même si on pourra arguer qu'elle n'est pas suffisamment exploitée dans le jeu (elle trouve surtout son utilité dans la première moitié de l'aventure). Vous pourrez également mettre la main sur différents items : invincibilité temporaire, des ailes pour vous élever dans les airs mais aussi 3 véhicules différents : avion, voiture voire une baignoire volante (!).

Les niveaux ont le mérite d'offrir une grande variété, avec un level design tantôt horizontal tantôt vertical. Certains sont labyrinthiques à souhait puisqu'il vous faudra mettre la main sur tous les pingouins piégés qui parsèment les lieux, afin d'activer la borne Exit et de pouvoir ainsi passer au stage suivant. D'autres sont beaucoup plus linéaires, avec même pour certains un scrolling forcé (en particulier celui où vous évoluez sur un train en marche, stage réussi mais beaucoup trop court). Vous aurez même droit à un niveau dans lequel la gravité est inversée. Bref, les idées ne manquent pas...

Les musiques sont d'une gaieté entraînante mais elles finissent vite par taper sur le système, ne se renouvelant pas suffisamment. Vous allez entendre le thème principal encore et encore jusqu'à friser l'indigestion auditive... D'autres thèmes évoquent les fêtes de Noël (Jingle Bells, We wish you a merry Christmas, etc).

Si sa difficulté paraît anodine aux premiers abords, James Pond 2 se corse sur la fin. Il est impossible de récolter plus de 5 vies et les passwords répondent aux abonnés absents, dommage... James Pond 2 fait partie de la catégorie des jeux où il vaut mieux avancer prudemment que de partir bêtement à l'abordage. Cela est notamment dû à quelques bugs de collision et une hitbox souvent approximative. A plusieurs reprises (notamment face au boss final), je pensais sauter sur la tête des ennemis mais je me voyais malgré tout infliger des dégâts. Les niveaux sont truffés d'items pour faire du scoring mais il faudra vous concentrer sur les étoiles (qui permettent de regagner une barre de vie) ou bien encore les 1-up symbolisées par des têtes de James Pond... Ne vous fiez pas à son aspect enfantin, James Pond 2 devrait vous tenir en haleine quelques heures voire quelques jours...

Si vous galérez un peu trop à votre goût, voici la liste des cheat codes :

https://gamefaqs.gamespot.com/genesis/586251-james-pond-ii-codename-robocod/cheats

Dans le hub central, au tout début, en récupérant les 5 objets dans cet ordre ("C"ake "H"ammer "E"arth "A"pple "Tap" pour former le mot CHEAT), vous vous verrez attribuer une invincibilité temporaire de 10 minutes, que vous pouvez utiliser plusieurs fois dans le jeu. Matt Murdock avait d'ailleurs partagé cette astuce dans un épisode de Televisator (à partir de 10:50 dans le lien ci-dessous).

https://www.youtube.com/watch?v=M0952TQuzZI&list=PL1qArZt9FhMqRttrKKEmeXT7TyfskkO0N&index=8

En conclusion, James Pond 2 constitue un bon jeu de plateformes, efficace mais qui ne brille pas vraiment par son originalité. Je retiendrai surtout ses graphismes fins et son univers onirique. Dommage qu'il soit aussi répétitif et que les hitboxes hasardeuses (le principal grief à mon sens) entachent une jouabilité plutôt bonne.

Si vous voulez une étude comparative de James Pond 2 sur chaque support, je vous renvoie vers cet excellent article :

https://retroarchives.fr/james-pond-2-codename-robocod/

Ma note : 14/20

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Reviews des magazines spécialisés de l'époque

Consoles + #5 (janvier 1992 / pages 44-45-46) : 88% ‘’MEGA GAME’’

« Graphisme sublime + action passionnante + des tonnes d’écran secrets + jouabilité d’exception = le plus grand ‘’plateformes’’ sur Megadrive ! »

Présentation 89% Graphisme 93% Bande-son 93% Jouabilité 90% Durée de vie 84%

RAD : « Il ne faut pas se le cacher. Robocod s’est largement inspiré des grands hits de plate-formes comme Sonic ou Super Mario. Mais il en a pris toutes les qualité et abandonné tous les défauts. Le jeu est passionnant, bourré d’écrans secrets à découvrir. Les graphismes sont remarquables, soutenus par un scrolling parfait, tout spécialement dans les scènes de train… Et surtout, sa jouabilité est complètement exceptionnelle. Quasiment du jamais vu sur Megadrive, et je ne blague pas ! Electronic Arts a fait du très bon boulot. Sûr que Robocod va faire mal, très mal ! »

JULIAN : « Un jeu qui a pour vedette un poisson robotique ne peut être tout à fait normal, mais là, on dépasse les bornes du délire ! La cartouche vous ahurit réellement, avec des graphismes étonnants, des spirtes formidables, des décors surréalistes et des effets spéciaux superbes. Le son n’est pas mal non plus, avec de petites musiques très jolies qui vous bercent jusqu’à la nausée tout au long de la partie. Mais on retiendra surtout l’humour très particulier du jeu, qui en fait une cartouche tout à fait à part, exceptionnelle, inédite, stupéfiante. Déjà vu des ennemis aussi fous ? On vous cite, en vrac, des pingouins en biscuit, des caramels plus ou moins mous, ces petites voitures, des oursons vicieux, des bonhommes de neige, etc. Et tout cela rien qu’au premier niveau ! Ajoutez des trouvailles uniques, comme ce niveau où on saute dans tous les sens, ces écrans à l’envers, cette course sur le toit d’un train… Et des bonus secrets, des écrans secrets, des niveaux secrets, des jeux entiers secrets ! Une folie, qui est aussi intéressante à jouer. Car chaque niveau peut se résoudre de plusieurs façons, et même au cas où vous finiriez le jeu, il ne vous resterait plus qu’à le recommencer pour tout refaire… autrement, et mieux ! Mettez toutes ces qualités ensemble, et vous obtenez le plus grand jeu de plate-formes sur Megadrive… Oui, plus grand que Sonic ou Mickey ! »

http://download.abandonware.org/magazines/Consoles%20Plus/consoleplus_numero005/Consoles%20%2B%20005%20-%20Page%20044%20%28janvier%201992%29.jpg

http://download.abandonware.org/magazines/Consoles%20Plus/consoleplus_numero005/Consoles%20%2B%20005%20-%20Page%20045%20%28janvier%201992%29.jpg

http://download.abandonware.org/magazines/Consoles%20Plus/consoleplus_numero005/Consoles%20%2B%20005%20-%20Page%20046%20%28janvier%201992%29.jpg

Joypad #5 (janvier 1992 / pages 64-65-66-67) : 93% ‘’Superstar Joypad’’

Graphismes 17 Animation 18 Maniabilité 18 Son 15

J’m DESTROY : « Suite de James Pond, notre charmant poisson, Robocod (encore un pastiche) est un jeu de plate-formes pure souche. Par rapport à ses concurrents, les avantages de ce jeu sont nombreux, bien que l’on ne puisse pas tirer sur tout ce qui bouge (je sais que ce n’est pas le but du jeu, mais à moi ça me manque), tout est quasiment parfait dans cette réalisation. L’animation est somptueuse, le scrolling multi-directionnel suit parfaitement tous les sauts et tous les mouvements de notre poisson espion. Peut-être graphiquement un peu dégarni, on ne fait rapidement plus gaffe aux quelques manques dans ce domaine, tant l’action est entraînante et fait plaisir à voir. D’un intérêt tout à fait remarquable, ce titre d’Electronic Arts est un modèle du genre, original et tout et tout. »

AHL : « Si nous avons vu arriver beaucoup de nouveautés sur Megadrive ce mois-ci, la plupart ne sont guère passionnantes et c’est Robocod qui m’a le plus éclaté. Pourtant c’est la conversion d’un jeu micro et la suite de James Pond, qui est loin de figurer parmi les tops de la Megadrive. Mais maintenant que James Pond s’est offert un robocombi, il est beaucoup plus rigolo et c’est un plaisir de le voir s’étirer comme un fou ou écraser ses ennemis sous sa masse. Et puis, il y a des trouvailles intéressantes, comme l’avion ou la perruque qui permet de voler. Ajoutez à cela quelques passages secrets et une réalisation soignée et vous obtenez un jeu de plateformes assez éclatant. Un jeu délirant comme je les aime. »

http://download.abandonware.org/magazines/Joypad/joypad_numero005/Joypad%20005%20-%20Page%20064%20%281992-02%29.jpg

http://download.abandonware.org/magazines/Joypad/joypad_numero005/Joypad%20005%20-%20Page%20065%20%281992-02%29.jpg

http://download.abandonware.org/magazines/Joypad/joypad_numero005/Joypad%20005%20-%20Page%20066%20%281992-02%29.jpg

http://download.abandonware.org/magazines/Joypad/joypad_numero005/Joypad%20005%20-%20Page%20067%20%281992-02%29.jpg

Joystick #23 (janvier 1992 / page 130) : 91% par T.S.R.

http://download.abandonware.org/magazines/Joystick/joystick_numero023/Joystick%20023%20-%20Janvier%201992%20-%20Page%20130.jpg

MEGA force #4 (janvier-février 1992 / page 82)

http://download.abandonware.org/magazines/MEGA%20force/megaforce_numero04/Megaforce%20num4%20%20jan%201992%20p082.jpg

Player One #16 (janvier 1992 / pages 52-53) : 89% par Iggy

Graphisme 91% Animation 86% Son 79% Difficulté 79% Durée de vie 85% Player Fun 91%

http://download.abandonware.org/magazines/Player%20One/playerone_numero016/Player%20One%20016%20-%20Page%20052%20%281992-01%29.jpg

http://download.abandonware.org/magazines/Player%20One/playerone_numero016/Player%20One%20016%20-%20Page%20053%20%281992-01%29.jpg
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Message par kurush Ven 29 Avr 2022 - 21:03

Tom and Jerry (MD) 29.04.22

Développé par Beam Software (une société australienne qui a essentiellement produit des JV tirés de diverses licences), Tom and Jerry: Frantic Antics! (plus simplement renommé Tom and Jerry dans sa version japonaise) est sorti uniquement aux US et au Japon, courant 1993 et fin 1994 respectivement. Il n'a donc pas eu le droit à une couverture par la presse spécialisée francophone, à ma connaissance du moins.

Basé sur le film d'animation Tom et Jerry, il vous propose d'incarner alternativement le chat et la souris au sein des 8 niveaux qui composent le jeu. Pour une fois, les 2 fameux protagonistes font alliance pour venir en aide à leur amie Robyn, une jeune fille. Cette dernière apprend que son père est toujours en vie et essaie d'aller au Tibet pour le retrouver, mais sa tante Figg ne l'entend pas de cette manière ! Votre but consistera donc à retrouver Robyn dans un premier temps, puis de l'aider à échapper à sa vilaine tante.

Sur le plan graphique et technique, on ne peut pas dire que Tom et Jerry casse des briques, surtout pour un titre sorti sur la période 1993-1994... Les décors s'avèrent beaucoup trop sommaires, même si les 2 premiers stages sortent un peu du lot. Les couleurs ne sont pas toujours bien appropriées, avec des teintes beaucoup trop sombres dans le stage des égouts par exemple. La représentation de l'eau dans ce niveau laisse franchement à désirer, tout comme le design de certains ennemis (les poissons) qui n'ont bénéficié d'aucun soin de la part des développeurs. D'une manière générale, le bestiaire (essentiellement constitué de rongeurs) ne se renouvelle pas suffisamment, même s'il faut reconnaître que certains sont plutôt réussis, comme le rat redneck armé d'une chevrotine. Seul problème, vous allez en rencontrer des tombereaux, et ce dans à peu près chacun des 8 stages... Les animations, amusantes mais trop raides, auraient gagné à être mieux décomposées...

Les 8 stages ont au moins le mérite d'offrir des environnements variés : une banlieue typique des USA avec ses maisons blanches au gazon bien taillé ; une demeure délabrée en cours de démolition dans laquelle vous devrez retrouver Jerry ; une ruelle sombre et mal famée avec quelques passages aquatiques dans les égouts ; un salon cosy avec ses pianos, ses billards et sa bibliothèque (vous devrez mettre la main sur 2 morceaux d'un télégramme envoyé par le père de Robyn) ; un sous-sol dans lequel il faut trouver un panneau de contrôle pour libérer des chiens ; un grenier truffé de pièges en tout genre (voleurs, prises électrises défectueuses, etc) où vous devez mettre la main sur le sac à dos de Robyn et l’aider à s’échapper ; le traditionnel stage de la fête foraine avec ses ballons de baudruche, ses manèges et ses auto-tamponneuses ; et enfin le dernier stage, un grenier en proie aux flammes dont il faut parvenir à vous extraire, avant de régler son compte à la méchante tante sur le toit de la maison.

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Le level design est plutôt simpliste, mais l’architecture parfois labyrinthique des niveaux vous obligera à quelques allers-retours. Vous devrez en général allez d’un point A à un point B, tout en récupérant les objets clés nécessaires (billet de télégramme, sac à dos, etc) pour terminer le niveau et accéder ainsi au suivant…

Le gameplay se révèle assez basique. Contrairement à la plupart des platformers, vous ne pouvez pas sauter sur la tête des ennemis sous peine de perdre un peu de vie. Vous pourrez en revanche leur infliger des dégâts en utilisant la touche de dash puis le bouton bas (pas très intuitif en pleine action) pour réaliser une attaque en boule, à la portée relativement limitée. Vous pouvez également lancer des projectiles (par paquet de 10) qui varient en fonction des niveaux mais qui ont exactement le même effet : ballons de football américain, couvercles de poubelle, bouteilles d'encre, pieds de biche, briques de lait, etc. Pour remonter votre jauge de vie, vous devrez mettre la main sur des poissons (pour Tom) et des morceaux de fromage (pour Jerry). D'ailleurs, si vous en récoltez 100, vous obtiendrez une vie supplémentaire.

Principal reproche, les contrôles manquent singulièrement de précision. Tom et Jerry donnent l'impression de glisser sur des litres et des litres de savon... Les sauts sont hyper approximatifs, un comble pour un jeu de plateformes ! Même après vous être familiarisé avec les commandes, il y a fort à parier que vous allez rater des sauts sans véritablement savoir pourquoi ! Les hitbox ne sont guère plus précises... En résulte un gameplay hyper frustrant, d'autant plus que la difficulté n'est pas très bien calibrée. Malgré des continues infinis, il n'y a aucun checkpoint dans le jeu donc si vous mourrez, vous devrez vous retaper l'intégralité du niveau. Le second niveau a failli me faire lâcher la manette (j'ai bien dû perdre 5 ou 6 lives), avec ses boulets de démolition qui vous one-shotent et un passage hyper putassier vers la fin...  J'ai oublié de mentionner que certains ennemis apparaissent à l'écran au tout dernier moment (donc ils sont compliqués à éviter, même en connaissant leur emplacement)... Sans compter que les stages doivent s'effectuer en un temps limité, ce qui vous obligera à rusher fréquemment et donc à prendre des risques inconsidérés. Bref, vous l'aurez compris je pense, on prend vraiment très peu de plaisir à diriger Tom & Jerry !!! Comptez 30 minutes pour le finir en ligne droite. Personnellement, j’ai préféré me taper les 4 niveaux du jeu hier soir, reprendre mes esprits, laisser la console allumée tout la nuit et continuer ma partie ce soir en terminant les 4 derniers niveaux donc. Cela a rendu l’expérience un peu plus ‘’digeste’’, en tout cas moins frustrante…

Les musiques (reprises d’anciens cartoons de Tom et Jerry pour la plupart) sont ultra répétitives et finissent rapidement par taper sur le système. Mais le pire réside sans doute dans les bruitages, très désagréables à l’oreille. Notamment lorsque l’un de vos personnages chute, ou bien encore lorsque vous vous trouvez sur une grue en mouvement. En un mot comme en cent, ils sont ratés, tout simplement !

Pour conclure, Tom and Jerry est un jeu à peine moyen, qui pâtit de son manque d'originalité mais surtout de sa maniabilité totalement exécrable... Je vous mets au défi de le finir sans jurer ou pester une seule fois ! Une grosse part du budget est probablement passé dans l'achat de la licence, au détriment du gameplay et des graphismes... Son principal atout réside dans le mode 2 joueurs en simultané, c'est dire...

Abordable dans sa version US, il est peu commun et assez cher dans sa version jap, qui présente la particularité d'avoir une notice à la fois en japonais et en anglais. J'avais fait l'acquisition de mon exemplaire (Mint et ultra complet) pour 90€ il y a près de 5 ans, je ne serais pas surpris qu'il ait un peu augmenté depuis... Raison supplémentaire s’il en était nécessaire pour ne pas l’acheter !

Ma note : 10.5/20

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Message par kurush Dim 8 Mai 2022 - 8:12

Gargoyles (MD) 07.05.22

Développé par Disney Software et édité par Buena Vista Interactive, Gargoyles sort en 1995 sur Mega Drive uniquement (une version Super Nintendo était prévue mais elle n’a finalement jamais vu le jour). Ce platformer est exclusif au marché américain (quoi qu’il existe également une version brésilienne éditée par Tec Toy). Il est basé sur la série télévisée d'animation éponyme de Disney, étonnamment sombre et adulte d’ailleurs.

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Vous incarnez seulement Goliath (le chef des gargouilles), tout d'abord en Ecosse, puis mille ans plus tard à Manhattan. En effet, « l'œil d'Odin » (un artefact extrêmement puissant créé par des sorciers Viking) que vous n'avez pu vaincre auparavant s’invite dans Big Apple, accompagné d’une armée de robots extra-terrestres.

Votre gargouille possède une palette de mouvements particulièrement étoffée : saut, double saut, grimpette sur les murs voire au plafond, charge horizontale ou verticale, attaque à coups de griffe, projections, etc. Vous devrez régulièrement interagir avec des éléments du décor, en détruisant certains murs par exemple (pas toujours très bien indiqués).

Visuellement, Gargoyles peut se targuer d’être l’un des plus beaux jeux de la 16-bits de Sega. Ce sont surtout les animations de la gargouille qui m’ont bluffé, fluides à souhait et parfaitement bien décomposées. Il suffit d'admirer Goliath bondir dans les airs ou ramper au plafond la tête en bas pour être conquis ! Les couleurs sont judicieusement choisies, avec un emploi assumé de teintes chaudes, rouges-orangées. Certains niveaux pourront sembler un peu plus ternes en comparaison...

L’aventure se déroule sur 5 stages (subdivisés en 3 ou 4 parties) invariablement ponctués par un affrontement contre un boss. Ces derniers s’avèrent inintéressants et présentent des patterns ultra basiques, il suffira la plupart du temps de matraquer le bouton B pour infliger le plus de dégâts possibles à votre adversaire, avant que votre barre de vie ne se vide totalement… Seul le boss du stage 3 surnage un peu. Il s’agit d’une sorte de gigantesque arachnide logée dans une cage d’ascenseur en chute libre. Il faudra détruire chacun de ses membres depuis l’extérieur tout en veillant à ne pas tomber dans le vide, avant de pouvoir pénétrer au sein de la cage et de lui régler son compte une bonne fois pour toute…

Revue complète des 5 stages du jeu :

Stage 1 « Evil awakens » : Une succession de donjons et de tourelles à la pleine lune, avec un passage particulièrement frustrant vers la fin du niveau où il faudra sauter d’une paroi verticale à une autre tout en évitant les tirs enflammés des arbalètes (le timing est hyper serré et assez incompréhensible). Thor, le boss de fin de niveau, ne présente strictement aucun intérêt…

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Stage 2 « Siege of the rookery » : Vous voilà à présent dans les entrailles de la terre, dans un niveau évoquant les enfers. Vous devrez activer des mécanismes pour éteindre des buchers qui entravent votre progression (Goliath craignant le feu). Ce niveau possède également son lot de passages frustrants. Vous affronterez finalement Vulcain, ruez vous sur lui le plus vite possible pour le mettre hors d’état de nuire.

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Stage 3 « Stone and Steel » : Manhattan by night, peut-être le stage le plus réussi de tout le jeu. La direction artistique me rappelle fortement le Gotham City de la série animée Batman. J’ai déjà mentionné auparavant l’énorme araignée en guise de boss mais encore une fois, impossible de passer sous silence des phases de plateformes où vous devez passer d’un lampadaire à un autre tout en étant attaqué par des drones… Vraiment pénible et pas fun pour un sou ! D’autant plus qu’on rate parfois bêtement des lampadaires en plein vol sans trop savoir pourquoi, vous obligeant à recommencer la même phase encore et encore…

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Stage 4 « Subterranean terror » : Un niveau bouche-trou assez court qui prend place dans un métro aérien, avec NYC en arrière-plan. Si le scrolling défile à toute allure, ce stage ne brille ni par son level design ni par son boss raté…

Le blog de Kurush - Page 19 Colla487

Stage 5 « The forge » : Une fonderie en tant que stage final donc (hommage à Terminator 2 ?) … Truffé de passages putassiers (notamment ceux où vous devez vous accrocher à un baril en mouvement) d’autant plus qu’une chute sera souvent synonyme de mort… Bon courage pour en venir à bout ! Le boss final (Demona protégée par l’œil d’Odin qu’il faudra donc détruire) s’avère une pure formalité…

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J’ai mentionné dans pratiquement chaque stage des passages de voltige pénibles, énervants, voire même horripilants. Malheureusement, les contrôles manquent singulièrement de précision, revers de la médaille sans doute d’avoir des animations aussi travaillées. Les sauts sont imprécis et vous n’êtes pas non plus aidé par les éléments du décor, comme les rebords auxquels vous devez vous accrocher en plein saut et que vous raterez sans aucune raison valable. Impossible de ne pas mentionner également les hitboxes très approximatives, rendant les combats trop brouillons et donc peu amusants… Vous taperez souvent dans le vide, et je ne parle même pas des projections qui m’ont paru totalement hasardeuses… On se retrouve parfois bêtement bloqué et on peine à distinguer les éléments du décor avec lesquels il est possible d'interagir. A titre d’exemple, rien ne vous indique dans le premier stage qu’il est possible d’effectuer des charges au sol pour détruire le plancher et ainsi accéder à l’étage inférieur…

Les musiques sont assez discrètes et franchement pas terribles. Les mêmes thèmes tournent en boucle... Les fans du dessin animé retrouveront quand même non sans délectation le thème phare de la série.

Gargoyles présente une durée de vie standard, de l’ordre de la quarantaine voire la cinquantaine de minutes en ligne droite. Il est loin d’être évident, certains mobs de base pouvant aisément vous enlever le tiers voire la moitié de votre barre de vie. Et les items de soin laissés par les ennemis morts au combat n'auront qu'une très légère incidence sur votre jauge de vie... Pour une expérience un peu plus smooth, je vous suggère de le faire en easy. Et n’hésitez pas à utiliser des cheat codes si nécessaire, notamment celui vous permettant de regagner l’intégralité de votre jauge de vie en réalisant la manip suivante après avoir mis le jeu sur pause : A, B, Droite, A, C, A, Bas A, Droite, B et A. Pour avoir accès à l'intégralité des cheats, je vous renvoie vers ce lien Gamefaqs :

https://gamefaqs.gamespot.com/genesis/586203-gargoyles/cheats

En définitive, Gargoyles me rappelle un peu Aladdin sur Mega Drive (en beaucoup moins bien !) pour la qualité des graphismes et des animations, mais aussi une jouabilité loin d’être optimale, sans compter des masques de collision pas franchement convaincants… En y jouant et en le terminant, je n’ai pu m’empêcher de penser que les développeurs avaient axé leurs efforts essentiellement sur le graphisme et l’animation, au détriment de tout le reste... Content malgré tout d'avoir fait l'acquisition de cette repro en version jap.

Ma note : 13/20

Pour finir donc, un petit mot sur ce cartmod (exclu NGS, 30 exemplaires en PAL et 30 en jap de mémoire) signé Geffy & Format_c. Le niveau de finition force le respect, surtout pour un travail réalisé par des amateurs. Ils renvoient Limited Run Games et consorts à leurs chères études… Emballage en carton au top (façon boite MVS), qualité de l’impression de l’insert et du sticker de la cartouche, poster offert, mini carte dans le style Panini et même un petit mot personnalisé, ainsi que votre nom/psedo & numéro de cartouche lorsque vous lancez le jeu. Assurément du grand art, et pour un prix très doux qui plus est (37€ fdpin en colissimo), chapeau pour le boulot accompli les gars !

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Message par kurush Dim 8 Mai 2022 - 20:29

Rambo 3 (MD) 08.05.22

Développé et édité par Sega, Rambo 3 sort sur MD en 1989, soit 1 an après le film éponyme. Etrangement, il n’a été testé par la presse spécialisée qu’en 1990... Vous incarnez bien évidemment le personnage de John Rambo, interprété par Sylvester Stallone à l’écran. Votre tâche consistera à sauver votre père spirituel, le colonel Trautman, pris en otage par les Soviets en Afghanistan.

Le blog de Kurush - Page 19 Colla493

Dans le plus pur style run & gun en vue de dessus, Rambo dispose d’un arsenal plutôt fourni : un fusil-mitrailleur (dont les munitions sont illimitées), un couteau pour le corps-à-corps (assez risqué), un arc qui décoche des flèches à tête explosive (l’arme signature de John Rambo par excellence) et enfin des bombes à retardement. Certains ennemis dropperont des items A (pour Arc) et B (pour Bombes).

L’action ne vous laisse pas une seule seconde de répit, les ennemis ayant une fâcheuse tendance à réapparaitre de toutes parts. Les munitions illimitées vous incitent clairement à défourailler du soviet à tout va… En même temps, vous êtes John Rambo… Vous n’avez pas été envoyé sur le front pour ramasser des pâquerettes !

Les graphismes assez sommaires trahissent l’âge de Rambo 3, sorti en début de vie de la Mega Drive. Ils faisaient pourtant forte impression à l’époque. Les couleurs sont souvent ternes et les détails manquent cruellement… Quelques ralentissements sont à déplorer, essentiellement lorsqu’il y a trop d’ennemis à l’écran.

Les 6 missions que vous devez accomplir proposent des objectifs assez variés (cf plus bas). Mention spéciale pour les affrontements façon duel face à un hélico ou un tank qui ont un véritable cachet et offrent un joli clin d’œil aux films Rambo. Armé de votre arc, vous devrez éviter les tirs ennemis, tout en tendant la corde et en ajustant le viseur pour décocher des têtes explosives. Fort heureusement, vous pouvez vous planquer derrière des éléments du décor (un rocher par exemple). Dommage malgré tout que vous n’affrontiez pas des ennemis plus variés (c’est également vrai pour les phases en vue de dessus d'ailleurs).

Revue complète des 6 missions :

Mission 1 : Infiltrez les lignes ennemies (n’hésitez pas à détruire les miradors à l’aide de vos bombes à retardement) puis affrontez un hélicoptère pas très résistant.

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Mission 2 : Secourez les 3 agents secrets emprisonnés afin d’accéder à la sortie du niveau.

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Mission 3 : Allez à l’arsenal (en détruisant tout sur votre passage bien sûr, notamment les jeeps ennemies) avant de faire exploser un tank lors d’un duel épique.

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Mission 4 : Détruisez toutes les armes ennemies (Choppers, caisses de munitions, caisses… Sega !) afin de remplir la jauge à 100% et ainsi révéler la sortie du niveau. De loin le stage le plus long de tout le jeu puisqu’il dure… 5-6 bonnes minutes !

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Mission 5 : Pénétrez la forteresse ennemie avant de descendre les 2 hélicos.

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Mission 6 : Sauvez le Colonel Trautman en l’extrayant de sa cellule puis réglez leur compte au boss final, un duo constitué d’un tank et d’un hélico.

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On retrouve quelques thèmes musicaux des films. Mais on ne peut pas dire que ces derniers soient particulièrement inspirés. Pire encore, ils sont recouverts par des bruitages beaucoup trop forts et assez moyens, la sulfateuse en tête...

Principal grief à l’encontre de Rambo 3, il est beaucoup trop court puisqu’il faut compter à peine une petite vingtaine de minutes pour en venir à bout. Il est vraiment facile en Normal (il y a 4 modes de difficulté : Easy / Normal / Hard / Hardest)… Si vous souhaitez un challenge plus conséquent, passez directement en Hard et/ou réduisez le nombre de vies (jusqu’à 5). Les continues sont infinis il me semble. Vous pourrez toujours tenter d’améliorer votre score (indiqué à chaque fin de mission) qui dépend directement du temps que vous mettez pour terminer chaque stage. Cela a au moins le mérite d’offrir un semblant de replay value, même si l’ajout d’un mode 2 joueurs aurait constitué un plus non négligeable.

Vous n’en aurez vraisemblablement pas besoin mais il est possible de réaliser une manip lors du stage 2 qui vous rend invulnérable. La voici en vidéo pour ceux qui seraient intéressés :

https://www.youtube.com/watch?v=CIUqFAwjBgY

En conclusion, un assez bon run & gun qu’il faut replacer dans le contexte de l’époque. Un bon nanard de la fin des années 80 / début des années 90, à l’image des films Rambo d’ailleurs ! Il fait quand même un peu pâle figure par rapport à un Mercs par exemple… Il aurait sans doute gagné à être plus long mais surtout à offrir davantage de variété !

Ma note : 12/20

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Tests de la presse spécialisée à l’époque :

Joystick #9 (octobre 1990) : 84% par j’M DESTROY

Graphisme 13 Animation 16 Maniabilité 18 Son 18

http://download.abandonware.org/magazines/Joystick/joystick_numero009/Joystick%20009%20-%20page%20098.jpg

Micro News #29 (février 1990) : TOP du mois

http://download.abandonware.org/magazines/Micro%20News/micronews_numero029/085.jpg

TILT #82 (octobre 1990) : Intérêt 14 par AHL

Graphisme 5* Animation 5* Bruitages 5*

http://download.abandonware.org/magazines/Tilt/tilt_numero082/TILT%20082%20%28Octobre%201990%29%20Page%20087.jpg
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Message par kurush Dim 15 Mai 2022 - 17:10

Wardner no Mori Special (MD) 15.05.22

Converti par Visco sur MD, Wardner est à la base un jeu d’arcade développé par Toaplan et sorti par Taito en 1987. Ce portage, un des tous premiers réalisés par Visco sur la 16-bits de Sega et légèrement remanié par rapport à la version arcade, fut commercialisé uniquement au Japon et aux US en avril-mai 1991. Il existe également une version Famicom Disk System antérieure, sortie peu après la version arcade, en 1988.

Le blog de Kurush - Page 19 Colla500

Vous incarnez un petit garçon replet (dont la morphologie n’est pas sans rappeler celle d’Eric Cartman dans South Park) qui se balade tranquillement dans la forêt de Wardner en compagnie d’une petite fille (sa sœur ou sa petite amie peut-être ?) lorsqu’un spectre verdâtre vient kidnapper la demoiselle en détresse. Charge à vous de vous frayer un chemin au travers des 6 stages du jeu pour délivrer la jeune fille.

La direction artistique pourra rebuter dans un premier temps avec des environnements assez dépouillés (les arrières plans noirs sont légion) et seulement 2-3 teintes de couleurs dominantes, essentiellement du vert, bleu et marron. Les animations s’avèrent relativement sommaires également... Pas de doute, nous sommes bien en présence d’un titre sorti en début de vie de la console. Malgré tout, il se dégage de ses environnements souvent très lugubres une identité assez forte, qui n’est pas sans rappeler d’ailleurs celle de plusieurs titres PC Engine, Jigoku Meguri et Youkai Douchuuki (‘’Shadowland’’) en tête. Le bestiaire contribue à cette ambiance glauque : zombies sans tête, goules, dragons, jeune femme se métamorphosant en une araignée gigantesque, etc.

Revue complète des 6 niveaux :

Stage 1

Le blog de Kurush - Page 19 Colla501

Stage 2

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Stage 3

Le blog de Kurush - Page 19 Colla503

Stage 4

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Stage 5

Le blog de Kurush - Page 19 Colla505

Stage 6 et fin

Le blog de Kurush - Page 19 Colla508

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Il ne vous faudra que quelques minutes pour assimiler les commandes : un bouton de saut, un bouton de tir, la possibilité de s’accroupir et de grimper à des lianes ou à des échelles et c’est à peu près tout ! Pourtant, le gameplay est d’une précision redoutable : si vous mourrez, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même ! En ramassant des sacs et des coffres remplis d’or et/ou en tuant les ennemis, vous mettrez la main sur un véritable butin que vous pourrez dépenser en allant faire un tour dans le Shop à la fin de chaque stage . La sélection d’items est conséquente : différents talismans modifiant votre tir de base (zig-zag, tir tournoyant, tir horizontal à la cadence très élevé façon sulfateuse), une cape qui vous permet de vous faire toucher une seconde fois avant de mourir, une bobine de fil et une aiguille (même fonction que la cape) et enfin une horloge magique (qui vous octroie du temps supplémentaire pour terminer chaque niveau, ces derniers devant s’effectuer avant que le compte à rebours n’atteigne 0). Au cours des stages, vous pourrez également récupérer des orbes jaunes qui augmentent votre cadence de tir, élément indispensable contre certains boss.

Wardner no Mori est clairement un jeu dans lequel il faut apprendre par cœur les séquences d’ennemis, de pièges ainsi que les patterns de boss. Foncer tête baissée sera irrémédiablement synonyme de Game Over. Au contre, il faudra que vous preniez votre temps, réfléchissiez à chaque action, même si le chrono vous impose de ne pas trop traîner en cours de route. Les pièges sont nombreux et particulièrement vicieux : presses hydrauliques, scies circulaires en mouvement montées sur des rails, jets de vapeur mortels, échelles sans issue qui vous feront perdre une vie (vous prendrez une pierre dans la tête si vous vous trompez d’échelle), etc. Sans compter les nombreux passages assez retors, à base de plateformes mobiles disposées sur des parterres de pics, des tyroliennes, des rangées de flammes, etc. Bref, il vous faudra pas mal de skill et de patience ! Si le premier stage ne devrait pas trop vous poser de problème, la difficulté augmente d’un gros cran dès le second niveau, mention spéciale pour les scies circulaires que vous devez éviter tout en remontant un tapis roulant dans le sens inverse. Cela passe au pixel près et cela vous demandera pas mal de sang froid !

Les musiques signées Kazuo Okabayashi chez Toaplan sont simples voire même simplistes mais elles sont très réussies dans leur genre. Courtes mais percutantes, vous vous surprendrez sans doute à fredonner certaines d’entre elles après avoir éteint la console !

La durée de vie est très réduite, comme souvent avec les portages de l’arcade. Une run complète vous prendra à peine une petite vingtaine de minutes. Pour vous faciliter la tâche, faites en sorte de récupérer le plus vite possible 3000 Golds afin d’acheter le talisman hélicoïdal (il ressemble à un soleil). Grâce à ce dernier, vous aurez accès à la meilleure arme du jeu, à la cadence de tir redoutable et qui inflige également de gros dégâts. D’une manière générale, essayez aussi rapidement que possible de vous débarrassez du tir de base, dont la trajectoire oblique n’est pas évidente à maîtriser. Warder no Mori Special est un soft exigeant mais à la difficulté finalement assez progressive. Dur mais juste, vous avez 7 continues pour en venir à bout et les checkpoints sont très nombreux. Vous reprendrez d’ailleurs votre partie là où vous l’avez laissée, même en utilisant un continue. Il n’est donc pas trop frustrant (clairement un bon point) même s’il ne conviendra sans doute qu’aux joueurs les plus chevronnés…

Dommage qu’il soit aussi court, j’aurais volontiers signé pour 1 ou 2 niveaux supplémentaires. Le dernier stage est peu inspiré, vous vous contenterez d’enchainer les salles les unes après les autres, en affrontant les mid-boss et autres boss. Un peu regrettable d’autant plus que le level design de ce stage ultime n’est pas suffisamment travaillé (cf les passages interminables et assez crispants où vous devez sauter d’un rebord à un autre).

En conclusion, assurément un bon platformer, pour les joueurs avertis certes, avides de die & retry à l’ancienne. Ne vous arrêtez pas à ses graphismes austères (le journaliste de TILT les qualifiait même d’« assez laids » dans son test), le gameplay millimétré et le rythme du jeu devraient vous donner suffisamment d’allant pour essayer d’en voir la fin ! Content d’avoir looté cet exemplaire en très bel état hier chez Retrogameplay à République (merci à l’ami Fiston au passage qui m’a donné ce bon plan) pour 90€, un prix correct (sa cote tourne autour de 70-100€), d’autant plus que j’ai également une mini notice traduite en français, similaire aux notices Guillemot présentes dans les jeux AES Euro. Cette acquisition me permet pratiquement de terminer ma collection MD jap, à 3-4 jeux près.

Pour un complément d’informations, je vous renvoie vers le mini-test vidéo de Babigui :

https://www.youtube.com/watch?v=74FnbpwZ9lw

Ma note : 14/20

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Tests des magazines de l’époque (j’ai seulement trouvé des reviews dans Joystick et TILT) :

Joystick #17 (juin 1991) : 83% par J’m DESTROY

Graphisme 15 Animation 16 Maniabilité 19 Son 16

http://download.abandonware.org/magazines/Joystick/joystick_numero017/Joystick%20017%20-%20Page%20132%20%281991-06%29.jpg

TILT #92 (juillet-août 1991) : 17 par Jacques Harbonn

Graphismes 3* Animation 4* Bruitages 3*

http://download.abandonware.org/magazines/Tilt/tilt_numero092/Tilt%20Num%C3%A9ro%2092%20-%20Page%20051%20%281991-07-08%29.JPG

http://download.abandonware.org/magazines/Tilt/tilt_numero092/Tilt%20Num%C3%A9ro%2092%20-%20Page%20052%20%281991-07-08%29.JPG
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Message par kurush Mer 18 Mai 2022 - 21:43

The Ninja Saviors: Return of the Warriors (Switch) 16.05.22

J'avais déjà fait une mini review de la version Super Famicom de 1994 (cf lien ci-dessous), un remake du jeu d'arcade de Taito de 1987 mais surtout un de mes beat them up préférés sur le support, très réussi techniquement et d'une grande richesse malgré le fait qu'il se joue sur un seul et même plan.

https://forum.supagemu.com/topic/101/le-blog-de-kurush-topic-du-palmar%C3%A8s/97

Sorti il y a près de 3 ans (en août 2019), j'ai enfin fait l'acquisition de ce remaster en version physique sur Switch développé par l'équipe de Tengo Project du studio Natsume Atari... Il était grand temps !

Le blog de Kurush - Page 19 Colla520

Comme toujours ou presque, le scénario tient sur un post-it. Banglar, un tyran despotique a pris le contrôle d'un pays autrefois prospère pour le mener à sa perte. La population opprimée a subi un véritable lavage de cerveau... Un groupe rebelle mené par un dénommé Mulk a pour ambition de renverser Banglar et son régime totalitaire, en le faisant assassiner. Pour mener à bien cette mission, dans une tentative désespérée, des androïdes prototypes de combat sont déployés sur le terrain et vous allez bien sûr incarner l'un d'entre eux !

Si vous avez déjà eu l'occasion de jouer aux versions SNES/SFC, vous serez en terrain connu, ne serait-ce que sur le plan graphique. Le pixel art est toujours aussi plaisant (avec son look 16 bits) mais il a été remis au goût du jour : des sprites redessinés avec soin, des explosions retravaillées (elles sont dorénavant beaucoup plus impressionnantes) et des animations également revues à la hausse. L'affichage de base en 16/9 (on peut basculer en 4/3 si l'on préfère) fonctionne bien. On pourra éventuellement reprocher aux protagonistes et aux ennemis de base d'être moins imposants que sur SFC mais c'est sans doute pour coller davantage à ceux de la version arcade et aussi probablement une contrainte liée à l'affichage en 16/9. Par contre du coup, les environnements paraissent beaucoup plus étendus et les ennemis sont également beaucoup plus nombreux à l'écran (il n'est pas rare d'en affronter 5 ou 6 en même temps). Les boss ont également fait l'objet d'un soin tout particulier, cf le boss du stage 1, beaucoup plus impressionnant et badass, un véritable colosse mécanique ! Les ennemis emblématiques sont de retour : soldats, nains rebondissants dotés de griffes façon Vega, robots, yakuza, artificiers (snipers et/ou lanceurs de grenades), ninja lanceurs de kunai, etc. Un nouveau type d'ennemis fait malgré tout son apparition : un drone militaire assez difficile à atteindre. Pour les plus intégristes, il y a même la possibilité de rajouter des scanlines afin de simuler un rendu CRT, en paramétrant le nombre de scanlines affichées à l'écran.

Les musiques réorchestrées (signées Zuntata dans la version originale) rendent un bel hommage à celles de la version 16 bits. On retrouve ce punch si particulier, avec des compositions (mention spéciale pour celle très japonisante du stage 5 est un modèle du genre) qui rendent les rixes encore plus frénétiques et excitantes. Les bruitages sont tout aussi réussis, les impacts résonnent bien... Ça castagne sévère ! Natsume/Taito ont tenu à faire plaisir aux nostalgiques puisque vous pourrez même débloquer les musiques originales de la version arcade en finissant le jeu une première fois.

Côté gameplay, vous reprendrez vos marques quasi immédiatement, malgré une prise en main initialement un peu austère (due à l'absence d'un tutoriel jouable, il faudra en passer par le menu options et/ou lire la notice pour assimiler les nombreuses commandes). On retrouve les 2 barres principales : ''Armour'' (qui représente votre vie) et ''Battery''. La jauge de Battery se charge toute seule dans le temps mais elle se vide instantanément si vous subissez certains types d'attaques. Une fois pleine, vous pouvez activer une sorte de smart bomb qui impacte tous les ennemis à l'écran. Vous pouvez également déclencher des coups spéciaux en "consommant" des tronçons de cette jauge (en général le tiers voire la moitié de la barre). Tous les coups ou presque (hormis la smart bomb) se réalisent en général à l'aide de seulement 2 boutons et d'une direction. On se protège en maintenant le bouton de frappe appuyé, pas super intuitif je dois dire… Le nombre de coups déjà conséquent sur SFC a encore été nettement revu à la hausse, idem pour les projections. Peu de beat them up peuvent se targuer d'avoir une move list aussi riche… Un sans-faute ou presque !

Le roster s'est également étoffé.  Outre les 3 persos de base (Ninja, Kunoichi, Kamaitachi) déjà très variés et différents dans leur approche, vous débloquerez 2 persos supplémentaires en finissant le jeu 2 fois successivement. Tous les personnages ont leurs spécificités et les 2 petits nouveaux ne sont pas là pour faire joli, contrairement à bon nombre de beat them all dans lesquels les persos additionnels n'apportent pas grand-chose. Voici donc une présentation rapide du Club des cinq (non je ne parle pas de Claude, François, Mick, Annie et Dagobert !) :

- Kunoichi, une cyborg spécialisée dans le combat aérien, qui compense des coups assez faibles et une portée réduite par une grande vivacité.
- Ninja, un androïde géant, assez lourdeaud mais très puissant et aux projections dévastatrices.
- Kamaitachi, le plus équilibré des 3 persos de base, avec des lames implantées dans ses bras. Bizarrement, c’était mon perso préféré sur SFC mais j’ai beaucoup moins de feeling avec ce dernier dans ce remaster… Il reste malgré tout hyper utile contre le boss final, avec sa projection qui lui permet de balancer les ennemis derrière lui comme de vulgaires pantins, idéal pour fissurer la vitre qui protège Banglar et lui infliger de gros dégâts.
- Yaksha, la seconde femme du groupe, petite par la taille (1,55mm) mais à la poitrine généreuse (!!!). Elle dispose de bras télescopiques dont l’utilisation est assez jouissive : elle s’en sert pour se propulser mais surtout pour projeter les ennemis au sol ou bien les fracasser les uns contre les autres !
- Raiden, un robot colossal de 4 mètres et 32 tonnes qui occupe près de la moitié de l’écran. En comparaison, Ninja semble tout droit sorti du jardin d’enfant ! Extrêmement bourrin mas finalement pas si évident à maîtriser, il a la faculté de se transformer en une sorte de véhicule qui largue des bombes. Il faut encore que je creuse ce perso mais pour le moment c’est sans doute celui auquel j’ai le moins accroché…

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L’aventure se déroule sur 8 stages qui reprennent dans les grandes lignes ceux de la version SFC (boss identiques, environnements similaires, etc). Voici une petite revue de l’intégralité des niveaux :

Stage 1

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Stage 2

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Stage 3

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Stage 4

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Stage 5

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Stage 6

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Stage 7

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Stage 8 & Fin

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Le jeu est légèrement plus long que la version SFC, une run complète sans perdre de vie vous prendra une petite heure. Assez difficile, il vous faudra bien dompter les principales techniques pour progresser sans heurts (il est impératif de maîtriser les projections pour venir à bout du boss final). Pourtant, Ninja Saviors n’est jamais frustrant, puisque les continues sont illimités et les checkpoints assez fréquents. La replay value est renforcée par l’ajout des 2 nouveaux persos, un mode difficile (que l’on débloque après avoir fini le jeu), un mode time attack, un ranking online, etc. Mais aussi et surtout par l’ajout d’un mode 2 joueurs, enfin !!! Vous pouvez donc jouer en coop avec un pote, en partageant la même jauge de vie et de charge.

Le constat peut sembler idyllique jusqu'à présent mais quelques (menus) détails m'ont quand même fait un peu tiquer :
- le sang vert (peut-être lié à ma version, à confirmer)
- l'absence de cut-scenes et de scénarisation, du coup on enchaîne les stages sans véritable lien logique…
- un gameplay à l'ancienne assez rigide, avec notamment des projections pas toujours évidentes à placer (c'est particulièrement vrai si vous jouez Kamaitachi)

En définitive, un excellent titre qui se paie le luxe de surpasser la version SFC, avec un gameplay encore plus profond, un lifting graphique réussi, de nouveaux persos et un mode 2 joueurs en coop. De quoi considérablement allonger la durée de vie par rapport à la version 16-bits ! Un indispensable sur Switch (ou sur PS4, c'est à vous de voir). Des remasters de ce calibre, j’en redemande ! Je compte enchaîner prochainement avec un autre remaster de Nastume, sur Switch toujours... ;-)

Ma note: 17.5/20
 
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Message par kurush Sam 21 Mai 2022 - 10:55

Wild Guns Reloaded (Switch) 21.05.22

Sorti sur Switch Avril 2018 (et en 2016 sur PC et PS4), Wild Guns Reloaded est donc le remaster des version SFC/SNES/SNIN parues respectivement en août 1994, juillet 1995 et octobre 1996. Dans ce shoot arcade type Cabal ou encore NAM-1975, on retrouve au développement Tengo Project et Nastume Atari, comme pour Ninja Saviors donc.

Le blog de Kurush - Page 19 Colla522

J’avais donné brièvement mes impressions dans mon finish de la version SFC fin 2015 (que le temps passez vite !), vous pouvez retrouver ce mini-avis ici-même :

https://forum.supagemu.com/topic/101/le-blog-de-kurush-topic-du-palmar%C3%A8s/46

Le gameplay peut être qualifié de « à l’ancienne », le but consistant à tirer sur tout ce qui bouge dans des tableaux fixes, tout en évitant les nombreux projectiles à l’écran. Encore une fois, le didacticiel est passé à la trappe... Il vous faudra assimiler les commandes et les subtilités de gameplay en zieutant le manuel virtuel via les options, mais aussi et surtout « à la dure », Wild Guns Reloaded constituant l’exemple-même du die & retry, l’apprentissage par l’échec. La difficulté vient du fait que l’on ne peut pas se déplacer lorsque l’on fait feu (votre perso se fige lorsqu’il envoie des pruneaux). En résulte un timing extrêmement serré pour tirer et un équilibre délicat à trouver entre attaque et déplacement. Les ennemis ne vous lâchent pas une seule seconde (il n’y a aucun temps mort !) il faut aussi surveiller ceux qui surgissent au premier plan et qui nécessitent une attaque spéciale pour vous en débarrasser (il faut appuyer 2 fois sur le bouton de tir pour déclencher une attaque au corps-à-corps), gérer vos déplacements, réaliser des sauts, doubles-sauts et esquives (saut + tir), freezer au lasso les ennemis un peu trop récalcitrants, sacrifier intelligemment les rares smart bombs à votre disposition pour tout nettoyer à l’écran et ne pas gâcher une vie, etc. Franchement, cela fait beaucoup de choses à gérer simultanément, même pour un joueur chevronné !

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La difficulté de ce remaster a été nettement revue à la hausse : il y a plus d’ennemis à l’écran, l’affichage en 16/9 vous oblige à balayer une zone de tir plus grande à l’aide de votre curseur, etc. Vous disposez de 3 vies de base pour finir chaque stage. Fort heureusement, les continues sont illimités…. Préparez-vous à recommencer chaque level encore et encore… Bon courage pour le finir en Normal ou même en Easy ! Wild Guns Reloaded est assurément un jeu très exigeant ! Conscients de la difficulté, les développeurs ont ajouté spécifiquement pour cette version Switch un mode Beginner (mais aussi un Boss Rush) qui vous octroie un nombre de vies illimité, de quoi découvrir le jeu et le finir sans trop se prendre la tête.

Les 2 persos de la version originale, Clint et Annie répondent bien évidemment présent. Mais 2 petits nouveaux viennent également se glisser dans le casting :
- Bullet, un teckel à poil long accompagné d'un drone de combat qui cible automatiquement les ennemis dans une zone délimitée. Pensé pour les débutants, le canidé affiche une hitbox réduite par rapport à ses compères et il peut se déplacer tout en tirant. Incontestablement le perso à privilégier si vous ne voulez pas trop souffrir !
- Doris, une rouquine à la carrure de déménageur, très lente mais redoutable avec ses grenades qui infligent de lourds dégâts. Idéale si vous jouez en multi pour faire mal aux boss par exemple !

Grosse nouveauté de ce remaster il est possible de jouer jusqu’à 4 simultanément (en local uniquement). Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester le mode multi mais j’imagine le foutoir à l’écran ! Vous pourrez également changer le skin des persos (4 couleurs différentes), la couleur des balles, etc.

La direction artistique s’avère toujours aussi réussie, avec cet univers western steampunk inimitable, des environnements variés (village déserté, train en mouvement, mine d’or, coffre-fort rempli de lingots et de sacs de billets, etc), détaillés et partiellement destructibles. Le lifting graphique ne saute pas aux yeux mais il est perceptible, notamment concernant les explosions, l’affichage en 16/9 bien sûr, etc.

Le jeu se plie en 30 minutes montre en main (sans utiliser de continue(s) bien sûr !). Il s’étale sur 6 niveaux (8 en réalité) constitués de 3 tableaux à chaque fois. Vous affronterez quelques sous-boss (un peu trop recyclés à mon goût d’ailleurs) mais aussi et surtout un boss à la fin de chaque stage. Ils vont vous en faire voir de toutes les couleurs, de vraies pompes à crédit ! Le premier et le dernier niveau vous sont imposés mais vous pouvez choisir l’ordre des 4 stages intermédiaires, comme dans Wild Guns. 2 nouveaux stages bonus font leur apparition, Underground et Flying Ship. Vous ne pourrez les obtenir qu’en jouant en mode Normal pour Underground (il remplace alors Desolation Canyon) et en Hard pour Flying Ship (il remplace alors Ammunition Depot). Je rajouterai peut-être à l’occase des photos de ces 2 stages, si j’arrive à me motiver suffisamment pour tenter le mode Hard… Ce qui n’est pas gagné honnêtement !

Petit aperçu des 6 stages de base (il manque donc Underground et Flying Ship)

Carson City

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Desolation Canyon

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Armored Train

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Ammunition Depot

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Gold Mine

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Final Fight (et la fin du jeu)

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Gros coup de cœur pour les musiques, qui restent toujours aussi excellentes. Hyper rythmées et percutantes, elles contribuent pour beaucoup à l’ambiance du soft. Mention spéciale pour celle des boss, entêtante comme rarement. Tout simplement une de mes musiques de boss préférées tous supports confondus !

Alors, quoi penser de ce Wild Guns Reloaded au final ? Le constat est un peu plus mitigé que pour Ninja Saviors…. Même s’il est difficile de comparer les 2 titres, je trouve Wild Guns Reloaded un peu trop répétitif, sans compter que la difficulté est beaucoup moins bien dosée. J’oserais presque dire que Natsume Atari a rendu une copie un peu trop sage, extrêmement fidèle à l’originale mais qui ne prend pas suffisamment de risque. Vraiment trop punitif, j’en viens même à préférer l’original que je trouve beaucoup mieux équilibré en termes de difficulté. Au jeu des comparaisons, j’ai toujours eu une assez nette préférence pour Ninja Warriors Again par rapport à Wild Guns… Mon avis est encore plus tranché entre Ninja Saviors et Wild Guns Reloaded, ce dernier étant battu à plates coutures par le premier !

Ma note :15.5/20 en solo (sans doute 16.5 en multi)

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En bonus, une petite photo de famille des versions originales SFC et des remasters sur Switch… Une jolie brochette !

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Message par anzymus Sam 21 Mai 2022 - 22:04

Tu me donnes envie de voir ce que ça donne sur SNES. Je n'y ai jamais joué.

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